SANS TITRE [titre provisoire]-> INTERDIT -18 ans.

Vous pouvez y parler de tout
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Catox
Otaking !
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Message par Catox »

l'effet beau-gosse-cicatrice il dure pas longtemps je trouve...
pour moi il fait vraiment le beau gosse après le volume 6 ou quelque chose comme ça.

haa... les vol. 3 et 4...
haa... Nobuko...
...
c'est quand même une sacré bande de cons ces personnages ! >__<
Kataouh tataouh

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TRANTKAT
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Message par TRANTKAT »

BACK!

Alors bien sûr, je remercie mon cher public sans qui je ne serai rien, papa et maman pour m'avoir laissé seul dans mon coin sans quoi je ne pourrais pas aujourd'hui vous raconter des histoires, et les cigarettes Lucky Strike© qui me donnent ce joli teint jaune de bogosse.

La suite:

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TRANTKAT
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Message par TRANTKAT »

Episode 8.



Julia est vierge. C’est pour moi un problème, même si techniquement, je le suis aussi.
Le problème est justement que je le sois aussi. Elle a une image de moi de vrai mâle aguerri et je ne la détrompe pas, de peur de perdre de ma superbe. Le prix à payer est l’angoisse d’être nul, d’être un éjaculateur précoce. Jusqu’ici, mes aventures se sont limitées à des surprises, des anicroches, toujours des histoires sans lendemain. Je n’ai jamais été si près du but, et là, pour la première fois, j’ai le temps de me faire à l’idée que je vais la pénétrer: nous sommes un couple, un vrai couple.

Depuis quelques semaines, nous nous voyons régulièrement. Julia a pris de l’assurance auprès de ses copines, c’est une grande maintenant, et je sens que ça les irrite, ma soeur en tête. D’autant que sur son petit nuage, Julia a tendance à en rajouter sur le thème pour se faire mousser.

Je ne parle de Julia avec personne d’autre que Christelle. Je suis le meilleur ami de Christelle, elle fait partie de la kyrielle de filles dont je suis le confident. Mais avec Christelle, c’est différent, je ne sais pas pourquoi, je l’aime trop sans doute. Elle se fout pas mal de ma gueule mais tient vraiment à moi. Elle me parle de cul sans arrêt. Elle me raconte ses plans baise, me donne les détails, même les plus sordides. Elle me dit qu’elle ne couchera jamais avec moi tant que je serais puceau. Elle m’a promis de me sucer pour mon anniversaire. Ce genre de fille... Est-ce que c’est un genre?
Christelle est une fille de socialiste, qui par réaction à son éducation traîne avec les FAF. Elle écoute du “OÏ”, le premier mec que je lui ai connu était un skin-head. Ses parents sont des beaufs, mais ils sont très gentils. Sa petite soeur m’adore, sans doute parce que je veux bien jouer avec elle.
Christelle est une fille agressive, elle parle “mal”, porte des docs, des jeans pourris de skin, coupe ses cheveux façon “tête d’oiseau”. Christelle et Sabine étaient les meilleures amies du monde jusqu’à ce que Sabine et Nico ne se maquent: Christelle le convoitait depuis si longtemps.
D’ailleurs depuis, Nico et Sabine avaient rompu, mais Christelle ne voulait plus les voir.

Lorsque Julia m’a dit qu’elle était vierge, elle avait la peau des joues rosies, et son si joli sourire gené aux lèvres. Je bandais comme un âne: ma queue palpitait contre les parois trop étroites de mon froc alors que cela faisait déjà 10 bonnes minutes que je lui dégustait la foune et qu’elle grimpait au plafond.
Julia adore que je lui prodigue mes petits soins buccaux, ça avait gentiment commencé par les caresses, sur sa poitrine ronde et très dure d’adolescente, et de fil en aiguille au bout de quelques rendez-vous, elle s’était offerte en gémissant. Jusqu’à cette fois où j’avais commencé à monter sur elle et à ouvrir ma braguette. Elle s’était relevée promptement, affolée et inquiète pour me l’annoncer. Elle me demandait un peu de patience, elle ne se sentait pas encore prête. Son entrejambe me prouvait le contraire par quantités de mouille.
Elle m’avait dit que ce serait moi, que j’étais son élu, son premier homme.
Bonjour le cadeau! Depuis, je me met la pression tout seul dans mon crâne.

J’ai rencontré Christelle en première. Nous étions dans la même classe. Nous ne nous sommes jamais vraiment parlé jusqu’à ce jour que j’étais tout seul dans mon coin -pour changer- assis sur un bout de coin d’herbe à moitié crevée: Je l’ai vue se diriger droit sur moi, pendant plus de 50 mêtres dans la cour du bahut. Après avoir jeté son sac à terre, elle s’est précipitée à coté de moi, puis a fondu en larmes. Je lui ai posé la question rituelle: ”Biiin, ça va pas? Keskya?” et je suis devenu son confident: les insultes de son père, l’indifférence de sa mère, ses problèmes avec les mecs... Tout y est passé en 40 minutes, puis elle s’est blottie contre moi en m’intimant de ne pas essayer d’en profiter.
Au début, je ne lui servait qu’à ça, et petit-à-petit, elle s’est attachée. Nous sommes devenus assez intimes, nous avons souvent dormi ensemble, nous avons fait quelques câlins, mais toujours habillés. Quand ça se passe mal avec son père elle vient squatter chez ma mère.
Bien evidement, je ne peux prétendre accéder à sa sexualité, “t'es trop maigre” et pas d’expérience... Alors Christelle se tape des mecs de 25/30 ans, des connards pour la plupart.
Des pauvres abrutis sans cervelle qui la trimballent en caisse, qui l’emmènent en Week-End. Face à eux, je fais bonne figure, je ne fais pas de vague, et c’est tellement pathétique de les voir me lancer des regards supérieurs. Vous n’en saurez jamais autant que moi sur elle, bande de bouffons, et quand elle vous jette, vous êtes tellement minables dans sa bouche, et je suis encore là, et elle me raconte, et je sais tout de vous.
Je l’aime très fort, sans doute parce qu’elle repousse mes assauts répétés sans jamais ruiner mes illusions. Nous ne sommes jamais d’accord sur rien, mais nous sommes indéfectiblement amis... C’est étrange.

Me voilà dépositaire du corps d’une enfant que je suis chargé de changer en femme, je m’imagine nos familles attendant sous ma fenètre que je leur présente les draps souillés, preuve de notre union. La vue du sang virginal déclencherait des chants d’allégresse et la farandole nous emporterait dans les lymbes de la procréation universelle, de la pérénisation des coutumes ancestrales, dans le continuum espace-temps, hors de moi, dans la vie des autres... Je m’allume une cigarette pour contrecarrer une bouffée d’angoisse.
Dire que certains rêvent de se taper des vierges. Il y en a qui vont en Asie ou en Afrique pour s’en payer. Toujours cette image de pureté tellement dégradante pour les femmes. Cette mythologie du vagin qui s’élargirait avec l’usage. “Une meuf qui s’est faite sauter par un reunoi, elle est foutue: faut y mettre le bras pour qu’elle sente quelque chose après! Moi j’en veux une neuve, une première main, une pas abimée...”
Bande de connards. Qu’est ce que j’ai pu entendre comme conneries sur ce sujet... Combien de mâles vivent encore avec toute cette merde dans la tronche?

Christelle a rencontré Julia, et elle m’a dit après coup que c’était “une fille pour moi, et qu’elle était très jolie...” mais qu’elle avait “l’air bien gourde!” Je m’étais faché, et je n’avais pas rappelé Christelle depuis un moment.
Julia, de son coté, avait trouvé Christelle déplaisante et très agressive. Oh, ce n’est pas qu’elle ne l’aime pas, non non; juste qu’elle avait eu une mauvaise impression. Ah! les filles...

Christelle m’appelle un soir, et me demande si je veux passer la voir. Elle me dit que ses parents sont chez des amis, qu’elle est seule à la maison pour la soirée et qu’elle n’a pas envie de bouger. “On pourrait se taper le pinard du vieux con, kesst’en dis?” D’habitude, si j’hésitais à une proposition de Christelle, ni une ni deux elle m’envoyait du “Nan, c’est bon, si t’as pas envie, va t’faire foutre!” et cette fois là, je tenais à lui rappeler qu’elle m’avait vexé au sujet de Julia, et que j’étais en colère. Elle ne s’excusa pas, mais c’était tout comme: elle insista calmement pour que je passe la voir. D’accord, j’arrive.

La porte de l’appart est entre-ouverte lorsque je me pointe un quart d’heure plus tard. Par convention, je sonne. “Entre!” J’avance dans le couloir, en face, personne dans le salon, à gauche, personne dans la cuisine. “T’es où?” Je vois de la lumière sous la porte de la salle de bain. “Ici, viens!”
Lorsque je pousse la porte, mon sang ne fait qu’un tour, Elle est là, peinarde, dans sa baignoire, une bouteille de vin à portée de main. Christelle se retourne vers moi: “ferme la porte, que ça reste bien chaud!” Je me met à rigoler en lui demandant quel plan elle est en train de me faire. Elle fait l’innocente, et me tend un verre. Je m’asseoit contre le lavabo, je bois, et je la regarde. Elle commence à me raconter des trucs, avec un air dégagé.
Je n’avais jamais vu Christelle nue, elle est vraiment bien faite. Sans les artifices vestimentaires qu’elle se greffe en guise de repoussoir, c’est une jeune femme délicate, sa peau est presque diaphane, autour de ses mamelons on distigue nettement le dessin bleuté de ses veines, et je suis hypnotisé par l’ondulation de ses poils pubiens sous l’eau. Comme de petites algues noires dans le courant caressant.

J’adore le corps de Julia, elle est très jolie et son odeur intime, un peu acide, est douce et fruitée.
En parfaite petite poupée, elle n’a rien d’éxubérant mais tout est rond, lisse et accueillant. Sa peau très douce est constellée de tâches de rousseur, surtout sur la poitrine dont les aréoles sont larges et d’un rose pâle. Ses petites fesses en pamplemousse, fermes et sérrées sont fières même nues. J’adore son ventre un peu rond qui descend droit vers son pubis dont la pilosité clairsemée rappelle sa jeunesse et sa virginité. Elle a des mains et des pieds dessinés par un orfèvre, d’une petitesse gracile et élégante. Même la voix de julia est douce et sucrée, elle joue de sa timidité et lorsque je suis avec elle, j’en viens à murmurer pour me mettre au diapason. Dans ses bras, je suis au repos. Une douce chaleur nous entoure.
Nous sommes en état de grâce: dès que nous nous voyons, elle s’offre à mes fouilles de plus en plus expertes. J’innove sans arrêt, je lui découvre dans ce si petit terrain de recherches des trésors insoupçonnés d’orgasme. Elle est totallement accro. Au début timide, elle donne désormais de la voix, m’invective, me scande en rythme, sa gorge parfois se transforme en usine cacophonique.
J’aime tout d’elle dans ces moments privilégiés et plus nous le faisons, plus nous avons envie de le faire. Elle est de plus en plus audacieuse et ça me transporte. Je reste fasciné par le grand écart qu’elle peut faire entre son attitude courante de jeune fille éffacée et celle qu’elle a lorsque ses yeux me disent “encore”...

Malgré tout, je commence à lui en vouloir: je prend énormément de plaisir à lui en donner, mais ma bite, en sous-sol, gronde. Et j’ai la trouille.

Christelle, pendant que nous papottons de tout et de rien, ouvre régulièrement la bonde pour évacuer de l’eau et la remplace par de l’eau bouillante grâce au pommeau de douche, au fond de la baignoire, qui trouble la netteté de la surface. Elle entretient une ambiance hammam dans la salle de bain. Elle est alors recroquevillée sur elle-même, ses seins s’écrasant sur ses genous, ses talons contre ses fesses encadrant son sexe. Je la regarde, je bois mon vin, mes vêtements sont moites, je suis paisible. Alors qu’elle passe sa main au dessus du courant d’eau chaude propulsée par le flexible de la douche, je lui dis fièrement que je suis étonné de ne pas avoir d’érection. Elle se moque un peu de moi: “Tu contrôles, tu es un homme maintenant!”

Elle a un drôle de regard lorsqu’elle me propose de la rejoindre dans la baignoire. Aussitôt, alors que je bafouille, mon coeur cogne et le sang afflue dans ma verge, je me convainc que je suis détendu mais je me doute que mon visage trahit mon émotion lorsque je dis “oké!”...
Je me déssape, dans son dos. Elle me fait de la place, se pousse vers le pied de la baignoire. Elle a tourné sa tête vers moi, sa bouche est cachée par son épaule, et son regard est vague. Ma queue est à moitié molle lorsque mon pied me transmet l’information que l’eau du bain est bouillante. Je prend mon temps pour m’installer, en poussant de longs soupirs qui font ricaner Christelle. L’avantage est que je suis tellement concentré sur mon immersion que je débande aussitôt.
Je me suis assis, elle est là, de dos, devant moi. des petites mèches folles de ses cheveux attachés par une pince sont collées sur sa nuque, et je regarde son cul. Elle attrappe une de mes chevilles pour la tirer en avant et dans le même mouvement, se faufiler entre mes genoux, glisser vers moi, s’allonger sur mon torse et pousser un soupir. Mes cuisses lui servent d’accoudoir, ses cheveux me chatouilent les narines. Elle ne dit rien.
Mon erection reprend de plus belle. Mon coeur bat la chamade, il fait une chaleur étouffante et mon cerveau part en vrille. Je sens mon gland taper contre ses reins, plusieurs fois avant que ma verge, à bloc, ne trouve une ouverture, prenne une tangeante qui lui permette de se redresser comme un ressort avant de retomber contre le dos de Christelle. Elle ne dit rien.
Christelle baisse un peu la tête pour regarder mes jambes, prises de quelques soubresauts nerveux. “T’es pas bien, là...” dit-elle avant de prendre appui sur me genoux pour se redresser puis s’allonger davantage sur moi. Mes cuisses entourent sa taille, je sens les os de ses hanches, mon chibre est désormais coincé, compressé entre mon ventre et son dos... Je peux compter ses vertebres à travers ma queue. Christelle a posé sa tête renversée sur mon épaule, ses cheveux éffleurent ma joue, mon oreille. Elle ne dit rien.
La pulsation de mon sexe résonne dans tous mes membres, dans ma cage thoracique, j’ai l’impression qu’elle dessine des cercles concentriques sur la surface du bain. Je suis sûr que Christelle le sent ce battement. Elle attrape mes mains, l’une puis l’autre et les cale sur ses seins, ses seins que j’avais révé d’attrapper tant et tant de fois, elle me les offrait. Elle serre fort mes mains dans les siennes, et presse contre sa poitrine, puis relâche la pression, et ses mains glissent jusque dans l’eau. Elle est détendue, toute molle contre moi. Ses tétons ont durci, ils se sont dressés entre mes doigts. Imperceptiblement, je remue mes pouces pour les caresser. Elle soupire.

Elle ne bouge pas.

Elle ne dit rien.

Du temps passe, je me suis détendu, ma queue a dégonflé, les effets cumulés de l’émotion, du vin et de la chaleur m’ont ensommeillé. Christelle se gratte subitement sous l’oreille, son geste fait voler des gouttes d’eau, elle me sort de mon coma en disant: “On restera toujours amis, hein? Tu promets?”
Dans ma tête, tout se bouscule, Le ton sur lequel elle a prononcé ces quelques mots est un aveu d’impuissance, elle qui est d’ordinaire si fière, si indépendante. Tout me paraît clair: son attitude de défi envers Julia, sa soudaine tendresse, et cette offrande de son corps si longtemps refusé. Je suis dans un état de confusion avancé. Christelle tient vraiment à moi? Et je comprend cette phrase anodine au sens le plus tragique: Je pense que Christelle se sent encore plus seule que moi. Alors je promet.

Elle sourit, m’embrasse sur la joue, longuement, avant de reposer sa tête sur mon épaule.

Et elle ne dit rien.

Je n’en ai bien sûr pas parlé à Julia. Mais Christelle avait réussi à redresser la barre, et à faire en sorte que je ne sorte pas de sa vie. Je pensais à nouveau à elle comme potentiellement amoureuse, elle avait entamé le capital de Julia.

Julia l’a ressenti, et pendant une semaine, je l’ai vue me regarder comme un chien battu. Elle m’observait comme si je l’avais répudiée. Je ne sais pas ce qu’elle pouvait voir de différent en moi. Sans doute l’accumulation de la lassitude d’attendre à ma peur de passer à l’acte et le truchement de Christelle devait se voir comme le nez au milieu de la figure. On avait du mal à parler parce que son attitude de soumission m’agaçait davantage et l’enfermait dans un mutisme plus profond encore.

Nous étions en train de perdre pied.

Est-ce que ça a accéléré sa décision? Est-ce que les filles font commerce de leur corps, vraiment?
Et qu’est-ce qu’elles achètent avec ça?
Si c’est le prix de l’affection de gars dans mon genre, leur corps ne vaut finalement pas grand chose.

Il ne s’est jamais rien passé avec Christelle, jamais. Je me suis quand même doucement éloigné d’elle, et elle n’a plus fait ce genre de geste pour me garder. Elle a même doucement glissé dans le mépris.

Julia et moi sommes chez ses parents qui sont partis visiter la famille ce Week-End.
Je suis en train de regarder la vulve de Julia entre deux coups de langue. Nous sommes dans la chambre de ses parents, dans un grand lit qui ressemble à un champs de bataille: nous y avons passé la journée entière à poil à jouer à la bagarre, nous câliner, manger, boire, regarder la télé.
Il commence à être tard, nous sommes éclairés par une lampe de chevet. Julia est pudique, il a fallu que je l’acclimate à ne pas observer le noir total. J’aime regarder.
Elle a une vulve rose et délicate, un véritable petit joyau, luisant et nacré. J’y met les doigts. Ses poils pubiens ne recouvrent pas grand chose, et ils sont lisses et fin: un joli duvet.
Mes mains lui caressent les seins, glissent sur son ventre, empoignent ses fesses, malaxent ses chairs alors que je la grignotte, la lèche, la mordille, la fouille, l’asticotte.

Je suis tout à mon affaire lorsqu’elle pose sa main dans mes cheveux pour m’arrêter. Je relève la tête et je trouve un regard à la fois absent et déterminé:
“ Il y a des préservatifs dans la pharmacie de la salle de bains...”

Lorsque j’ai recroisé Christelle, quelques années plus tard, elle avait 22 ans, était mariée, un enfant, et officiait comme caissière à la superette du quartier.

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Mechass
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Message par Mechass »

Euh...



Comment dire...



C'est...










...bien.

Je n'arrive pas à déterminer si ton histoire est bonne ou mauvaise, par contre il est évident qu'il y a une forme de réalisme dans ce récit et que j'ai tout lu d'une traite sans m'emmerder.














La suite please!
"WUBBA LUBBA DUB DUB!!!"

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Sterna
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Message par Sterna »

la baignoire parait grande quand meme !

cette derniere phrase emotionne, surtous en fin de chapitre ballancé comme ca...pour clore l histoire de christelle...

pour vike: ya pas de bon ou mauvais, c est la vie un point c tous....
http://sterna-portfolio.blogspot.com/

GO SKILL SHOP espece de LOW !

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berseker
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Message par berseker »

Ca fait longtemps que je me promets de te faire un vrai commentaire sur tes textes, pas juste un "c'est bien", comme on offre une cravate à Noël, parce qu'on a la flemme de chercher un cadeau choisi. Je trouve que tu nous donnes trop pour te rendre un simple post cravate.
Contrairement aux comparaisons avec ton style, qui ont été faites jusqu'ici, j'ai envie de te faire un très gros compliment, en te disant que moi, ça m'évoque du Stefan Zweig. D'autres auteurs ont su mettre des mots sur mes comportements et mes souffrances (des mots sur mes maux…) mais jamais aussi systématiquement que lui. Tes propos sonnent juste et ils sont "universels". Non pas parce que tout le monde a vécu des expériences proches de celles que tu racontes, mais parce que tu parles d'un mal-être qui, lui, est universel.
Il est d'ailleurs intéressant de voir, avec le recul que tu (nous) prends (prenons) sur cette période, la futilité et la superficialité du monde dans lequel tu (nous) vivais (...) et la véracité de la douleur que tu (nous) ressentais (tions) pourtant. Personnellement, ça m'évoque en écho tous ces (oh combien nombreux) jeunes en école prépa, qui se suicident parce qu'ils n'arrivent pas à suivre le rythme. Ou bien (TTC oblige), ces jeunes riches, qui souffrent de leur absence de souffrance.
Quand tu m'avais demandé ce que je pensais de tes textes, je n'avais, l'alcool aidant ^^;, pas trouvé grand chose de plus à te dire que, que personnellement, je ne pensais pas que ce soit des textes publiables. Je pense que j'ai mieux cerné cette idée depuis, en m'interrogeant sur les motivations qui pouvaient être les tiennes, en écrivant ce texte d'abord et surtout en utilisant la forme de la "biographie romancée". Un roman repose forcément sur de la réalité et l'"affaire Framboise" m'a convaincu que tu avais tout à fait l'empathie nécessaire pour faire de bons romans "psychologiques" publiables. Si tu t'es astreint à ce format contraignant, je pense que c'est principalement parce que tu as écrit ce texte comme une introspection, afin de faire le point sur toi même. Le fait de le diffuser serait venu ensuite, afin de faire profiter les gens (et les adolescents), de cette réflexion. Peut-être que je me plante complètement, mais c'est comme ça que je le ressens. Je pense que le premier destinataire de ces textes, même si tu ne les relis pas, est toi-même. D'où ma conclusion que tu n'atteindras le vrai génie Zweiguien et le talent pour éditer des livres que j'achèterais avec beaucoup de plaisir que lorsque tu auras suffisamment assimilé les résultats de ta propre introspection et que tu seras capable de les mêler à ta connaissance des Hommes, pour en tirer quelque chose de romanesque.
En attendant, l'expérience que tu tentes ici est, à mon goût, passionnante.
Et moi aussi, je fais du premier jet + correcteur d'orthographe, donc désolé pour les fautes de tout ><
Hervé Joncour posa sa cigarette sur le bord de la table avant de dire
-Et il est où, exactement, ce Japon?
Baldabiou leva sa canne de Jonc en l'air et la pointa par-delà les toits de Saint-Auguste.
-Par là, toujours tout droit.
Dit-il.
-Jusquà la fin du monde.

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JeP
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Message par JeP »

Perso, si sur ce thread je ne peux la plupart du temps qu'exprimer un timide "c'est bien"... c'est parce que je me sens écrasé par le poids de ces textes tellement, justement, ils sont bien. Et vrais. Et passionnants.

Même si je crois me rappeler que Trantkat les poste en partie pour avoir des réactions, susciter des discussions, et que j'aimerais bien lui rendre rien que le dixième du plaisir que j'ai à lire chaque chapitre, mais je ne me sens pas à la hauteur.

C'est pourquoi je ne dirais que deux mots et demi :



C'est bien.



(béber, je ne m'en prends pas a toi hein, c'est juste que je profite de ta remarque pour rebondir, et espliquer mes réponses courtes d'avant... voire mon absence de réponse)
Modifié en dernier par JeP le jeu. 03 mars 2005, 19:14, modifié 1 fois.
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pollux
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Message par pollux »

Beber>>> rispect








[je me sent con, la. sur le coup]
c'est moi Pollux, toujours cabot mais pas chien de luxe ... ... ... ... *((((((''o

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TRANTKAT
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Message par TRANTKAT »

Merci mon Béber!
Le terrain sur lequel tu parles de mon petit "travail" m'intéresse vivement...

Tu parles de Stefan Zweig, et tu n'es pas le premier, mais le deuzième à qui mon écriture rappelle à sa littérature.
La première fût Little Lou, à qui étaient déstinés ces feuilletons au départ.
(Elle m'a d'ailleurs passé un bouquin de Zweig que je n'ai toujours pas ouvert... je vais me faire engueuler >__<; )


Lou était intéressée de se faire raconter des choses vécues au sujet du sexe, aussi me suis-je attelé à y mettre une forme "shônen" (entre guillements)... J'ai donc commencé à écrire ça pour dynamiser un récit qui aurait pu être un simple et monocorde récit de mon expérience sexuelle, puisque c'était le point de départ du truc.
... Avec une description de parcours initiatique, je pense qu'on est forcément dans le vrai: face à l'inconnu, face à ses propres limites... face surtout à ce que je considère comme la seule réalité: l'interraction sociale en guise de révélateur de la solitude existentielle...

... nos mensonges à nous-même, à quoi sont-ils dûs? Pourquoi en avoir besoin si ce n'est pour nous défendre du monde extérieur? Force ou Lacheté que l'energie qui nous pousse à nous adapter à un environnement, à y trouver une place, un rôle ?
(spéciale dédicace à Catox! ^__^ )

Il est vrai que mon introspection a, grâce à cet exercice d'écriture, pris de nouvelles pistes... mais je pense que sur les choses que tu as lues jusqu'ici, le travail était fait depuis un moment...

... d'ailleurs, si j'ai bloqué à un moment, c'est surtout parce qu'à la perspective de raconter certains passages de ma vie encore douloureux (alors que je les croyais mieux cicatrisés), j'ai préféré abandonner (au moins un temps) plutôt que de me ruiner la tête.

L'idée de le diffuser m'est venue avec l'insistance de Lou à ce que j'écrive la suite...

Je n'avais plus envie de m'y remettre, mais j'avais envie de faire plaisir à Lou...

... j'ai alors eu envie de me frotter à un plus large public pour voir si vraiment j'avais intérêt à continuer de fouiller dans la voie de l'écriture de ce feuilleton.
... voir si c'était intéressant, si je pouvais y trouver une mission au regard d'un public qui m'encouragerait alors à trouver l'énergie nécéssaire à endurer les souffrances (relatives mais réelles) que me coûteraient l'écriture de la suite de "SANS TITRE"...

Voilà.
Tout ça est de la faute de Little Lou.
En gros, ce truc est encore une "histoire avec une fille". ^___^
beber a écrit :Tes propos sonnent juste et ils sont "universels". Non pas parce que tout le monde a vécu des expériences proches de celles que tu racontes, mais parce que tu parles d'un mal-être qui, lui, est universel.
... ça me fait très plaisir.
beber, un peu plus loin, a écrit :(...) tu n'atteindras le vrai génie Zweiguien et le talent pour éditer des livres que j'achèterais avec beaucoup de plaisir que lorsque tu auras suffisamment assimilé les résultats de ta propre introspection et que tu seras capable de les mêler à ta connaissance des Hommes, pour en tirer quelque chose de romanesque.
J'ai hâte de devenir aussi fort!

Mais en attendant, même si je comprend bien ce que tu dis, mes deux quotes mettent en lumière quelquechose dans ton discours qui peut sembler paradoxal...

... en tout cas, je n'arrive pas à saisir la subtilité qui les sépare... le petit "truc" qui fait que... J'aimerai que tu puisses m'éclairer davantage.

Bisou!

Catox
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Message par Catox »

juste au sujet de cette subtilité avant d'aller finir ce chapitre.
C'est peut-être une question de "maitrise" ?
Peut-être Béber veut-il dire que, en gros, on ressent bien que ce que tu raccontes est universel, mais que tu ne maitrise pas encore comme cet auteur la façon dont tu nous le fait ressentir ?
Kataouh tataouh

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berseker
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Message par berseker »

Non, en fait, ce que je veux dire, c'est que Zweig est capable de nous toucher en nous parlant d'un joueur d'échec et en nous révélant la tendance à la monomanie qui est en nous. Pourtant, il n'a peut-être jamais touché un échiquier de sa vie. Ce que je considère comme de la virtuosité, c'est quand on peut décrire les sentiments avec autant de justesse que tu le fais, pour des personnages qui sont finalement très différents de soi ou des situations que l'on n'a jamais approchées. Comme un barbu qui raconterait l'histoire d'une fille qui dessine pour se réaproprier son corps quoi...
Hervé Joncour posa sa cigarette sur le bord de la table avant de dire
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-Par là, toujours tout droit.
Dit-il.
-Jusquà la fin du monde.

Catox
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Message par Catox »

Le truc difficile à cerner (et même - et donc - génant), c'est si toute la partie "interprétation" vient du moment même, du vécu sur place, ou bien du recul que tu as aujourd'hui.
Ce à quoi je faisait référence, les mensonges à soi-même en toute conscience, je n'arrive à accepter la présence de leur évocation dans ces textes que s'ils sont le fruit de ton recul. (mais ça me gène de toute façon parce que ça me donne l'impression que le récit n'est plus si naturel que ça)
Ca c'était par rapport aux chapitres précédents.
Mais cette impression que beaucoup de ce que tu raccontes/pense dans cette histoire ne se passe pas dans le passé mais plus aujourd'hui m'amène à m'intérroger là dessus :
Et qu’est-ce qu’elles achètent avec ça?
Si c’est le prix de l’affection de gars dans mon genre, leur corps ne vaut finalement pas grand chose.
c'est quand même pas avec ce recul que tu es arrivé à ce genre de conclusion, j'espère ?

-edit-
béber > ben alors je pige pas plus que Trantkat juste avant... parce que je vois plus à quoi correspond ce "qu'à la condition que"
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TRANTKAT
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Message par TRANTKAT »

Béber> Oké... j'ai pigé alors! Empathie pawâââ! ^3^

Catox> L'incertitude est une chose permanente, elle... le recul, c'est très surfait.

Je veux dire, on peut établir des modèles, chercher des généralités, s'observer soi et les autres en tant que spectateur... pour éviter le piège de ce mensonge permanent qu'est la subjectivité.

Nous ne sommes pas qu'"un": notre unité se décline par des dialogues entre tous les rôles que nous jouons, de toutes les interractions que nous avons avec les autres, nos proches, nos amis, les inconnus, les collègues de travail... nous même.

Mais même l'observateur a sa subjectivité, il prend place dans le processus.

..."mensonge" a une connotation morale.

Dans le cadre du mensonge à soi même, je préfère parler de mesure de négociation entre soi et ce que Freud appelle "ça": le monde extérieur à soi.

Pour te répondre plus clairement: oui, j'étais conscient à l'époque de "porter un masque" qui me permettait d'accéder à une vie sociale en me protégeant... Et ce sans pour autant me rendre compte des implications que cela comportait, sans le verbaliser, sans en être "pleinement" conscient... Mais j'étais conscient que cette "tricherie" était plus fructeuse et plus confortable à vivre sous certains aspects.

... une partie de l'apprentissage, en fait.

... enfin bon.
Tu as déjà lu du Milan Kundera?

Je te conseille "Risibles Amours" sur le sujet. ^__^

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berseker
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Message par berseker »

Catox > Concernant les histoires de recul, si, tu l'as ce recul. Ca s'appelle l'inconscient. Tu peux te mentir autant que tu veux, il y aura toujours un petit coin au fond où la vérité toute nue est stockée. Et quand tu t'introspectes vraiment, tu tombes dessus. Pouf.
Concernant ce que tu ne comprends pas, le problème, c'est que je ne comprends pas ce que vous ne comprenez pas. En résumant à mort, j'essaie de dire que Trantkat raconte très bien SES sentiments à lui, mais que la phase au-dessus, c'est de reconter ceux des autres.
C'est plus clair comme ça ? ><

edit : j'avais écrit ça avant de voir le message de 34, maintenant, j'ai l'air d'un con u__u;
Hervé Joncour posa sa cigarette sur le bord de la table avant de dire
-Et il est où, exactement, ce Japon?
Baldabiou leva sa canne de Jonc en l'air et la pointa par-delà les toits de Saint-Auguste.
-Par là, toujours tout droit.
Dit-il.
-Jusquà la fin du monde.

Catox
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Message par Catox »

béber > non c'est bon, parce qu'au moins j'ai compris moi aussi ^^

pour le recul et tout ça, bon ben... ok...
c'est un peu compliqué finalement. Pas tant à comprendre qu'à assimiler je crois.

pour l'incertitude, trantkat, tu prèches à un convaincu. Je suis adepte de l'école de l'incertitude depuis des générations (cherchez l'erreur)

Si tu étais conscient de ce masque, ben alors ça m'épatte ^^
Moi j'avais juste l'impression de voir la connerie des autres, de voir le système qu'ils suivaient aveuglément, et j'avais tout juste (mais vraiment à peine) conscience que j'essayais veinement de m'en sortir, de ce système, de cette mélasse poisseuse... si bien qu'au passage je m'y suis englué totalement pour finir par en sortir par en dessous (ou en tout cas est-ce la vague impression que j'ai eu telle que je peux me la représenter maintenant)

Je note "Risibles Amours" pour quand je serais décidé à acheter et lire des bouquins ^__^;;
Kataouh tataouh

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