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bistroboy
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Message par bistroboy »

tiens en fesant une recherche chuis tombé sur ça,un texte datant de 1996 qui scuinte la connerie et l'ignorance comme une moule au soleil




c'est edifiant

et ça nous rajeunit pas

DRAGON-BALL Z, Fly, Sailor Moon, Akira... Ces personnages aux noms poético-guerriers sont les nouveaux héros des jeunes de cinq à vingt-cinq ans. Ces créatures sont des mangas (littéralement " images dérisoires "), nouvelle dénomination des bandes dessinées et dessins animés japonais. Dès la fin des années 70, leurs avant-courriers se nommaient Goldorak, Captain Flam et Albator, chevaux de Troie de cette culture japonaise qui déferle en force (1).

Depuis quelques mois, ils saturent l’espace médiatique. Le phénomène est ancien au Japon. Depuis 1932, y existe une Association des auteurs de mangas. Les tirages atteignent des records incroyables : quinze volumes vendus par habitant et par an ! Près de deux milliards d’exemplaires auraient été écoulés dans l’archipel en 1995 (2). Shônen Jump, un pavé de six cents pages, est édité chaque semaine à cinq millions d’exemplaires ! Et des centaines de volumes sortent chaque mois, hâtivement imprimés en noir et blanc sur du mauvais papier. Aussitôt lus, aussitôt jetés.

Un principe fonde la plupart des mangas : la simplicité, cultivée comme fin en soi. Simplicité des techniques de réalisation, simplicité des dessins, des scénarios, des personnages. Exemple éloquent : là où les films de Walt Disney comptent vingt-cinq images par seconde, un manga n’en utilise que cinq ou six... A partir d’un même dessin, inlassablement réutilisé, la photocopieuse, le ralentissement du défilement des images, les plans fixes, et les mouvements de caméra prolongent le temps du récit... Ces dessins sont très peu animés. Mais les économies de production sont substantielles.

Exhibition délibérée

de la souffrance

EN aval, leur lecture est rendue extrêmement aisée : dessins immenses, bulles de textes minimalistes ; dialogues réduits à une suite d’injures, d’interjections, d’onomatopées ; déstructuration de la mise en page (quel que soit l’ordre de lecture, de gauche à droite, de bas en haut, toutes les cases se complètent et se répondent). Car il faut savoir qu’au Japon, chaque épisode de mangas est fait pour pouvoir être lu entre deux stations de métro...

La brutalité est le principal reproche qui leur est fait. La violence, quasi omniprésente, est moteur de l’histoire, génératrice de l’action. Les personnages sont " pris " dans un combat permanent. Sous couvert d’un but moral et altruiste, des affrontements frontaux constituent la trame principale. Ces confrontations prennent pour théâtre un monde dévasté ou un terrain de volley- ball.

Quand la violence n’est pas directement physique, elle est psychologique. Ainsi, ces récits présentent avec condescendance les humiliations subies par les héros, telles des pertes d’objets ou de facultés les rendant honteux, qui en font la risée du groupe. Et la finalité semble résider dans l’exhibition délibérée de la souffrance : la sueur coule, les coups s’échangent, les corps chutent, rythmés par des onomatopées de douleur et les pictogrammes figurant des explosions.

Le problème de cette violence est qu’elle n’est pas parodiée, mais directe, froidement réaliste, instillant dans la contemplation qu’on en propose une forme de voyeurisme et de sadisme. En filigrane, on discerne une cruauté délibérée ; il n’y a aucune dimension burlesque dans cette brutalité, imposée comme punition ou épreuve physique et morale. Afin d’apaiser les protestations des parents, l’une des sociétés qui diffuse des mangas en France a créé une commission pour " filtrer " ses dessins animés et les épurer, avant diffusion, des images les plus choquantes. C’est ainsi que, sur une histoire de vingt-six minutes, on en garde dix-sept en moyenne...

Les mangas mettent en scène quelques personnages-types prêtant rapidement à généralisation. Ces personnages stéréotypés se caractérisent par une grande ambiguïté. On distingue difficilement s’il s’agit d’enfants ou d’adultes, d’Asiatiques ou de Blancs, de garçons ou de filles : ils semblent être androgynes. Le déni systématique des yeux bridés est facilement explicable : cela permet d’exporter ces productions vers d’immenses marchés, l’américain, déjà submergé, et l’européen, sur le point d’être conquis.

Le visage du personnage type est réduit a minima, lisse, caractérisé par des traits estompés, et surtout des yeux disproportionnés, immenses. Toujours ronds, encadrés de très longs cheveux s’apparentant à des crinières léonines, ces visages n’expriment que cinq sentiments : la stupéfaction, la fureur, la douleur, la peur et une joie statique. Souvent une sueur d’angoisse et de tourment perle sur les visages cramoisis, immobiles, dessinés ou filmés en très gros plans. On s’attarde délibérément sur ces faces crispées, convulsées. Mise en scène complaisante de la souffrance physique et morale.

Le style, étonnamment statique et syncopé, ainsi que le choix des angles, obligent le spectateur ou le lecteur à un fréquent face-à-face avec les personnages, dont on contemple la douleur, la rancoeur ou l’ébahissement. L’intensité et la fixité des yeux sont hypnotiques. Et les enfants sont happés par ces regards qui les fixent en ricanant, et qui semblent vouloir les méduser comme jadis la Gorgone... Il y a là un rapport oppressant. En cela, la lecture compulsive des mangas semble instaurer le même rapport à l’objet que les jeux vidéo (3).

Cette accoutumance à la brutalité gratuite, à la cruauté, à la souffrance données en spectacle a des conséquences psychologiques et, à terme, sociales trop négligées.

Une question s’impose comme une évidence : pourquoi les mangas plaisent au public européen ? Pourquoi une expression graphique aussi lointaine, des histoires si simplistes et violentes, des personnages si peu attachants ont-ils pu rencontrer des lecteurs, aussi rapidement et aussi massivement ? Les " consommateurs de mangas " le sont-ils seulement de manière passive, répondant uniquement aux injonctions médiatiques, et à un martèlement publicitaire incantatoire ?

En fait, la tonalité générale des mangas épouse les préoccupations et l’imaginaire de cette fin de vingtième siècle. En cela, leur discours dépasse le contexte asiatique, pour concerner aussi l’Occident : les histoires sont emplies de nouvelles technologies, les personnages sont dotés de pouvoirs surnaturels ; la technique martiale triomphe, se posant comme le corollaire de la bravoure et de l’héroïsme, et réduisant le courage seul et nu à de la stupidité. Or c’est sous l’égide d’une mystique de la technologie et de son omnipotence que le Japon, suivant en cela notre modèle, s’est construit depuis 1945.

Les scénarios sont fantastiques, prenant pour cadre d’autres dimensions, des espace-temps mutants. Or cette science-fiction catastrophiste monte en puissance, à mesure que la fin du millénaire se profile et qu’une autre crainte plane : celle de la destruction de la planète et de l’humanité. Ce thème sert précisément de toile de fond à nombre de mangas.

La bande dessinée traditionnelle laissait rarement la part belle aux femmes, les personnages illustrant jusqu’à la caricature les valeurs viriles. Coïncidant pour leur part avec l’émancipation du sexe dit faible, les mangas mettent, en revanche, très souvent sur le devant de la scène des personnages féminins. La blonde et sage Candy, manga avant la lettre, avait séduit des millions de petites Européennes, il y a quinze ans. Les innombrables héroïnes actuelles se sont engouffrées dans cette brèche, proposant enfin aux adolescentes des idoles de papier à admirer.

Le style graphique et narratif assume son caractère déstructuré ; il coïncide avec la logique des jeux vidéo, et surtout la nouvelle dialectique télévisuelle qu’ont imposée la télécommande et le zapping.

Les mangas représentent le divertissement violent d’une époque violente, comme un écho ou un signe des temps. Mais, pour la première fois, cette brutalité s’assume, et ne se soutient pas d’un discours moraliste. D’aucuns avancent même l’hypothèse d’une catharsis opérée par de telles lectures : " La violence, si présente et parfois choquante dans les mangas, est à peu près absente des rues de Tokyo ; puissamment cathartiques, ces BD ont pour fonction de permettre le défoulement collectif et d’empêcher le passage à l’acte. Elles purgent le pays des pulsions qui pourraient en menacer l’ordre social (4). "

La ruée

des éditeurs

EN dépit de leurs faiblesses criardes, la diffusion des mangas progresse ; toutes déclinaisons commerciales confondues, ils gagnent de l’audience, de nouveaux publics, et un grand marché. Il est inquiétant d’apprendre (les chiffres le prouvent) que les mangas ont démodé en quelques mois les bandes dessinées françaises, et de savoir que de grandes maisons d’édition arrêtent les collections de dessinateurs européens pour ne plus " faire que du manga ". La vogue nouvelle arrange ces éditeurs, constituant une manne inespérée qui leur permet de réaliser des tirages et des ventes substantiels.

Une voix, celle de Mme Ségolène Royal, s’était élevée au début des années 90 pour lancer une mise en garde. Dans Le Ras-le-bol des bébés zappeurs (5), l’auteur s’inquiétait de la place prise par les dessins animés japonais dans les programmes de télévision à destination des plus jeunes. Son message ne fut pas entendu. Pourtant, les mangas diffusés en Europe auprès des très jeunes enfants s’adressent en fait au Japon à des adolescents de plus de quinze ans. Ce décalage, qui explique en partie la violence contenue dans ces récits, ne fait pas reculer les programmateurs.

La facilité avec laquelle les mangas s’imposent tient autant à leur pragmatisme qu’à la faiblesse de résistance qui leur est opposée. Il n’est pas de combat culturel mineur qui mérite l’indifférence ou la résignation. Les mangas devraient faire reprendre conscience de cela. Sauf à hypothéquer, encore une fois, sous couvert de logique économique, un pan supplémentaire du patrimoine culturel européen.
edifiant nan??

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yak
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Message par yak »

bah,c 'etait en 96, la préhistoire. faut voir ce qu'ils disaient il y a 50 ans sur le rock et elvis.

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pasteqman
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Message par pasteqman »

On dirait du Bayrou... ou du Royal, remarque.
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Akshell
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Message par Akshell »

La démonstration n'est pas vraiment fausse, elle est surtout partiale parce que son argumentation est partielle. Si on prend les arguments sur le goût pour la violence gratuite, l'humiliation, les stéréotypes ; on peut parfaitement remplacer mangas/animés par séries/films américain(e)s, ça marche pareil.

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yak
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Message par yak »

.... les series américaines

... le tour de france...

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ou la bible.

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JeP
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Message par JeP »

EN aval, leur lecture est rendue extrêmement aisée : dessins immenses, bulles de textes minimalistes ; dialogues réduits à une suite d’injures, d’interjections, d’onomatopées ; déstructuration de la mise en page (quel que soit l’ordre de lecture, de gauche à droite, de bas en haut, toutes les cases se complètent et se répondent). Car il faut savoir qu’au Japon, chaque épisode de mangas est fait pour pouvoir être lu entre deux stations de métro...
J'ai pas réussi à lire plus loin que ce paragraphe.
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velo vert
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Message par velo vert »

Le déni systématique des yeux bridés est facilement explicable : cela permet d’exporter ces productions vers d’immenses marchés, l’américain, déjà submergé, et l’européen, sur le point d’être conquis.
c'est enorme. mon dieu que j'ai ri.

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pasteqman
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Message par pasteqman »

Hmmm... d'ailleurs, question à laquelle je n'ai pas de réponse (oui, je suis stupide) : pourquoi des grands yeux, si souvent incriminés (dans le manga, Spirou ou même dans Mickey) ? Plux expressif ? Plus merveilleux ? Plus kawai (j'avais entendu des sociologues très sérieux nous expliquant que les japonais y projetaient leur complexe. Tiens, d'ailleurs, j'ai entendu un peu la même chose dans tous les mickeys du monde vis-a-vis de Betty Boop VS la pin-up japonaise).
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JeP
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Message par JeP »

L'explication à la con en général, c'est que ouais, complexe des yeux bridés, tout ça, du coup on dessine des grands yeux. Sauf que non.

La vraie explication c'est effectivement l'expressivité. Si ça se trouve c'est repiqué de chez Walt Disney.
TAMATAMATAMATAMA

cephir
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Message par cephir »

yak a écrit :bah,c 'etait en 96, la préhistoire. faut voir ce qu'ils disaient il y a 50 ans sur le rock et elvis.
c'etait y'a juste 11 ans, je suis désolé ce n'est pas vieux, y'avait plein de préjugés sur le manga a l'epoque, dans la presse. Comme quoi c 'etait naze, que ca abrutissait, que c'etait bidon sous prétexte que derrière tout cela il n'y avait que sexe et violence à retenir....bref...ca ne m'empechait pas de défendre la bd japonaise de mon coté comme d'autres fans à ce moment. Surtout qu'a cette epoque là, le manga en France n'etait pas aussi commercial comme aujourd'hui, c'etait le regne de l'import, de la Vo sans sous titres (lol), etc ^^

JeP a écrit :L'explication à la con en général, c'est que ouais, complexe des yeux bridés, tout ça, du coup on dessine des grands yeux. Sauf que non. La vraie explication c'est effectivement l'expressivité. Si ça se trouve c'est repiqué de chez Walt Disney.
Si des sociologues en ont tiré cette conclusion, je ne pense pas qu'on puisse réduire cela à "explication à la con en générale". A la base, les sociologues doivent faire de la recherche sérieuse, ils ne vont pas te dire ça sur un coup de tête. La démarche du chercheur, c'est la démarche scientifique. Enfin, si c'est dû à un complexe lié aux yeux bridés, ce serai interessant de lire une étude là dessus , si y'en a eu une. Parce qu'on l'entend souvent cet argument mais je n'ai jamais lu quelque chose rédigé en profondeur la dessus.

Pour le coté des grands yeux, le fait que ce soit plus expressif et tout, entierement d'accord :kniko: Pas impossible du tout que ce soit repris des productions americaines, on entend souvent que l'inspiration viendrait de là.

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JeP
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Message par JeP »

cephir a écrit :Si des sociologues en ont tiré cette conclusion, je ne pense pas qu'on puisse réduire cela à "explication à la con en générale". A la base, les sociologues doivent faire de la recherche sérieuse, ils ne vont pas te dire ça sur un coup de tête. La démarche du chercheur, c'est la démarche scientifique. Enfin, si c'est dû à un complexe lié aux yeux bridés, ce serai interessant de lire une étude là dessus , si y'en a eu une. Parce qu'on l'entend souvent cet argument mais je n'ai jamais lu quelque chose rédigé en profondeur la dessus.
Heu... oué bin peut importe les titres, ça veut pas forcément dire qu'ils ont raison, surtout s'il faut qu'ils justifient leur salaire ou quoi. Ce n'est pas une question de sociologie, mais d'hisoitre du manga, à la base... et je suis sûr que les "sociologue très sérieux" avaient de grandes choses à dire en 96, des choses dans l'optique de l'article de Strob, (que je n'ai pas lu en entier mais que j'imagine) pleins de préjugés, etc.


cephir a écrit :c'etait y'a juste 11 ans, je suis désolé ce n'est pas vieux, y'avait plein de préjugés sur le manga a l'epoque, dans la presse. Comme quoi c 'etait naze, que ca abrutissait, que c'etait bidon sous prétexte que derrière tout cela il n'y avait que sexe et violence à retenir....bref...ca ne m'empechait pas de défendre la bd japonaise de mon coté comme d'autres fans à ce moment. Surtout qu'a cette epoque là, le manga en France n'etait pas aussi commercial comme aujourd'hui, c'etait le regne de l'import, de la Vo sans sous titres (lol), etc ^^
Oui euh... cool pour toi, t'étais un rebelz... et ?

C'est vieux, et les mentalités ont pas mal changé depuis quand même... pas toutes, mais beaucoup. Du coup, l'article, c'est surtout de la barre de rire, ça a pu trop de rapport avec le présent.
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parotaku
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Message par parotaku »

>bistroboy

Quand je pense que le gars qui a écrit ça (dans Le monde!) a été un de mes profs d'IUT... quand on a découvert ces écrits, on a tous été aterrés...
à l'époque, Mononoke était sur le point de sortir et on s'échangeait les Ghiblis sur VCD chinois...
On a essayé d'avoir une discussion avec lui à ce sujet mais malheureusement, il est difficile de modifer les aprioris d'une personne, pas forcement au courant des différents styles de mangas & anime, et n'ayant eu comme seul exemple que les programmations aberrantes de certaines séries par dorothée (cf. hokuto no ken, diffusé à l'heure du goûté...)...

OK, ce post fait 3615 MYLIFE, mais franchement ce jour là, on s'est vraiment tous senti dégoutés de ne avoir pas pu être écoutés avec plus de sérieux... :kpleure:
Heureusement, les mentalités évoluent... doucement...
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bistroboy
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Message par bistroboy »

nan nan c'est trés bien d'autant plus que j'osais pas trop dire qui et d'ou ça venait,voila je suis libéré,fiouu merci


yak<<oui bien evidemment les mentalités ont changées,enfin,disons que la propension de personnes ayant une sensibilité plus ou moins accrues pour la chose a surtout pas mal augmenté,renouvellement génerationelle tout ça..maintenant est ce que ces meme personnes qui tenaient ce genre de discours se sont remis en question....mmmh pas sur.....enfin bon voila,j'enfonce de la porte ouverte...cest cool,sinon moi y'as un truc qui m'as fais bien rire aussi,bein que ça soit pas l'exemple le plus pertinent
Exemple éloquent : là où les films de Walt Disney comptent vingt-cinq images par seconde, un manga n’en utilise que cinq ou six
cette personne a tué Otomo,qu'il repose en paix,il l'as bien mérité

cephir
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Message par cephir »

JeP a écrit :Heu... oué bin peut importe les titres, ça veut pas forcément dire qu'ils ont raison, surtout s'il faut qu'ils justifient leur salaire ou quoi. Ce n'est pas une question de sociologie, mais d'hisoitre du manga, à la base... et je suis sûr que les "sociologue très sérieux" avaient de grandes choses à dire en 96, des choses dans l'optique de l'article de Strob, (que je n'ai pas lu en entier mais que j'imagine) pleins de préjugés, etc.

Oui c sur ca ne veut pas forcement dire qu'ils ont raison, mais un bon sociologue effectue ses recherches avec serieux. Attention à ne pas confondre sociologie et journalisme non +, deux professions vraiment differente, le sociologue ne se contente pas d'ecrire un article seulement contrairement au journaliste, il analyse en profondeur ses objets de recherche....ce qui fait que l'on retrouve malheureusement beaucoup de préjugés dans la presse lorsque l'auteur n'a pas les connaissances requises sur le manga.... :? Enfin je ne cherche pas a defendre qui que ce soit, mais je lis des livres de sociologie pour mes recherches de master 1 en fac et c'est différent des articles de journaux dans le traitement de l'ecriture, le contenu etc...l'ecriture journalistique va a lessentielle, ce qui explique ce style concis et précis...(et je le confirme pour avoir rédigé pendant 3 mois des articles en journal, y'a une façon d'écrire +ou - , en gros c'est de l'ecriture journalistique et y'a des codes à respecter) donc forcement quand un journaliste essayait d'ecrire un article cassant le manga, on avait droit a ce style d'ecriture précis avec des phrases courtes et percutantes (bourrés de préjugés en +...ce qui narrangeait pas les choses)
JeP a écrit :Oui euh... cool pour toi, t'étais un rebelz... et ?

C'est vieux, et les mentalités ont pas mal changé depuis quand même... pas toutes, mais beaucoup. Du coup, l'article, c'est surtout de la barre de rire, ça a pu trop de rapport avec le présent.
Pas rebelz, c'est juste que le manga dans les années 90 (et jusque y'a encore quelques années, début des années 2000 quoi) n'etait pas consommé comme de la soupe commerciale (ce qui est le cas actuellement en France avec des sorties en pagaille de manga "jetables" de pietre qualité). Quand je parle de 11 ans en arriere, les fans pour la plupart étaient animés d'une passion commune forte, ça achetait du manga par plaisir, pas pour squatter les fnac et les virgin sans acheter. Bref, suite a cette parenthese, je trouve que tu essaies d'oublier un passé proche, les mentalités n'ont pas tant changé que ça, ca evolue on est d'accord mais petit a petit. :kniko: Comme l'a dit Parotaku : les mentalités évoluent... doucement...

Après voila...il faut se resituer dans le contexte. Ce n'est pas parce que pleins d'éditeur se sont mis a editer du manga depuis quelques années que les mentalités ont changé, ce n'est parce que que les ventes ont augmenté en France que le manga est perçu autrement....il est juste accepté avec un peu plus de tolerance qu'auparavant et parce que ca marche bien au niveau des recettes surtout...(ça obeit a ce principe ridicule que "ce qui se vend bien est forcement bon", principe auquel je n'adhère absolument pas d'ailleurs) Voila où on en est en France actuellement, le manga est devenu une mode (sisi comme des fringues fashion, on assiste au même phénomène, le manga : l'ennemi d'hier est devenu un ami en quelque sorte), et c'est gênant car toute mode est passagere, ca me fait peur perso.... je ne considere pas le manga comme un phénomene de mode, ca fait environ 15 ans que je m'interesse aux anime et manga (j'en ai 24 au passage) donc cette évolution des mentalités en France ne va pas que dans le bon sens. Regardez chaque mois le nombre de daubes que l'on nous sert dans les bacs, il y a de quoi réflechir......le manga est devenu une marchandise et une pompe à fric. :?

Je ne veux surtout pas dire que le manga c'etait forcement mieux avant hein, mais il est bon de revenir sur ces points comme ceux là (et y'en a dautres) pour analyser les evolutions (bonnes et mauvaises) qui se sont produites.

Oula j'ai ecrit un pavé lol ^^
Modifié en dernier par cephir le lun. 06 août 2007, 2:27, modifié 10 fois.

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Klaim
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Message par Klaim »

A ce que je sais c'est Tezuka lui même qui dés le départ s'était inspiré du style dysney dans son premier manga ( "L'ile au tresors" ou "La chasse au tresors" je sais plus) et comme il a continué sur les autres en se l'appropriant un peu, et qu'il s'est mis a la plupart ds genres, ça viendrais plus de là.

En fait il a compris le truc de l'expressivité et tous les malins l'ont suivi.

Encore un coup de captin Obvious?

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